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 CHERPA

Université Panthéon-Assas, la salle des professeurs

Le laboratoire

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 La recherche fondamentale désigne « des travaux expérimentaux ou théoriques entrepris essentiellement en vue d'acquérir de nouvelles connaissances sur les fondements de phénomènes ou de faits observables, sans qu'aucune application ou utilisation pratiques ne soient directement prévues. » (extrait du document « Encadrement communautaire des aides d'État à la recherche et au développement » Journal officiel 2006/C 323/01 du 30/12/2006)

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Professeur Najid AHMAD

Associate Professor - YALE University (USA) / Professor - DONGBEI University Dalian (CHINA) 

     Pollution-Solution in China and its support to Paris agreement in the context of world pollution reduction

Najid Ahmad’s research focuses on sustainable development, poverty, environmental economics, global warming and climate change. He holds a PhD degree in economics and is currently employed as Associate Professor at School of Business, Hunan University of Science and Technology, Xiangtan, China. Having had eight years of teaching and research experience and having authored several international publications, Dr. Ahmad has twice been awarded the Chinese Government Outstanding International Researcher Award. 

Dr. Ahmad is currently spearheading a poultry project for poverty alleviation in remote rural areas of Pakistan. Previously, the French Government had invited him to contribute to its global emissions reduction program. Global warming and climate change are the biggest challenges that humanity will face if proper measures are not taken. Intergovernmental panel on climate change (IPCC) has pointed out that the climatic change is raising sea level, melting ice from glaciers in the form of extreme weather events and rising average temperature around the globe (Tsai, Chang and Chang, 2016; Ahmad et al., 2017). These all are the signals for those problems that humanity will face if proper measures are not taken. Researchers like Stern (2007) has projected the economic loss from global warming will be higher than that of World War I and World War II. IPCC has reported that greenhouse gas is increasing rapidly from last two decades and CO2 emissions is responsible for greenhouse effects (IPCC, 2014). This greenhouse gas emissions has increased average temperature of the earth (Alvarez, Moreno and Soares, 2016) and it (greenhouse gas emissions) will continue growing by 1.7 times till 2030 (IEA, 2008). Increasing threats of climate change and global warming has attracted researchers’ and official’s attention to focus on this sensitive issue before it leads to serious destruction. It has been viewed that energy consumption is main source pollution emissions (Rahman et al., 2016). So, suggestion can be given to reduce energy consumption to overcome CO2 emissions problem (Martinho, 2016). However, energy reduction will put negative pressure on the economic growth of an economy as energy plays vital role for the development of business as an input during production process. It increases living standard as well as productivity. Households and business decision cannot be made without energy planning. It will not be wrong to call energy as a life of an economy (Sahir and Qureshi, 2007). At one side, it’s importance cannot be ignored and at second side, its supply is not certain (Zaleski, P., 2001).

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Dr. Leonore BAZINEK

H.D.R. Docteure en Etudes germaniques - Université de Rouen Normandie.

     Levana et aurore. Parallele (en vue d'une convergence thematique) entre l'"enseignement de l'education " de jean paul et les "pensees sur les prejuges moraux" de friedrich nietzsche.

Partant de l'apercu d'une parente stylistique entre jean paul et friedrich nietzsche, notre recherche arrive finalement a mettre en lumiere une certaine convergence des preoccupations pedagogiques de ces auteurs. Ce constat a ete atteint par une double approche visant la biographie des deux ecrivains et leurs ouvrages "levana ou enseignement de l'education" et "aurore. Pensees sur les prejuges moraux". Notre etude se veut heuristique. Elle fournit ainsi des materiaux permettant des investigations plus specifiques.

      Le "Cours magistral de pédagogie" de Friedrich D. E. Schleiermacher

On étudie les logiques que Schleiermacher déploie pour mener à bien l'introduction du discours pédagogique dans l'univers des sciences. - Le texte de base est une transcription des Cours Magistraux professés par Schleiermacher en 1826 à l'Université de Berlin, sur la base des rapports de ses étudiants. - Le cadre historique du romantisme allemand joue un rôle subordonné dans notre étude, qui se concentre sur les problématiques dégagées du corpus, traduit par nos soins.

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Professeur Gil DELANNOI

Professeur à SciencesPo, Directeur de recherche FNSP, Centre de recherches politiques (CEVIPOF).

​Responsable du pôle « Pensée politique, histoire des idées » au CEVIPOF, Membre du comité scientifique « Sciences et citoyens » du CNRS, Membre de la Commission des chercheurs de la FNSP, Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire

     Les leçons de Maître Jean.

Dans les douze Livres qui composent les fameuses Fables choisies et mises en vers par M. de La Fontaine, la variation consiste très fréquemment à présenter une situation similaire (le recours à la ruse, par exemple) mais un résultat et une leçon finale différents : l’art de la variation ouvre ainsi le jeu infini des fables et s’accompagne d’un art de la nuance et du discernement. Lire les Fables comme un tout, sans en omettre aucune, renouvelle la lecture d’une œuvre méconnue sous cet aspect globalisant, ouvre de nouvelles perspectives de compréhension, tend vers d’inédites conclusions.

Car s’il existe bel et bien des leçons à tirer de ces historiettes « à morale », elles vont de la plus négative à la plus positive, de la simple nécessité de la survie jusqu’à l’approche du bonheur, de la prudence nécessaire à la tranquillité méritée. Mais toutes se ramènent à celle-ci : comprendre les variations du monde, c’est en pratiquer l’art pour celui qui, comme le disait Jorge Luis Borges, « écrit avec le sérieux d’un enfant qui s’amuse ». Telle est la sagesse de La Fontaine : opposer sans cesse et partout l’intelligence des situations à l’esprit de système et au sérieux empesé.

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Professeur Emmanuel FAYE

Professeur Émérite de philosophie moderne et contemporaine, - Université de Rouen Normandie.

     Dieu trompeur, mauvais génie et origine de l'erreur selon Descartes et Suarez.

histoire des interprétations des deux arguments du Dieu trompeur et du mauvais génie dans les Méditations a été, au XXe siècle, ponctuée par une succession de mises au point. En 1937, une distinction forte entre les deux arguments, jusqu’alors confondus, a été proposée par Henri Gouhier  ; mais celui-ci, comme plus tard Martial Gueroult, les a considérés comme de pures inventions de Descartes. En 1974, certains antécédents dans la scolastique des XIVe et XVe siècles ont été étudiés par Tullio Gregory  ; cependant, Descartes ne semble pas les avoir connus . Ces auteurs ne sauraient donc constituer des sources. Il en va tout autrement pour un texte de Francisco Suarez, que Descartes connaît puisqu’il le cite expressément dans sa réponse à Arnauld, à savoir la Dispute métaphysique IX, De falsitate seu falso. Ce passage, qui avait échappé à Gilson dans son Index scolastico-cartésien, a été signalé par N. J. Wells en 1984.

En mars 1996, lors du colloque sur Descartes et la Renaissance, nous avons proposé une première étude de ce texte, présenté comme une source vraisemblable pour Descartes, et montré les ressemblances entre Suarez et Descartes pour l’argument du mauvais génie, ou « mauvais ange » (chacun affirmant que l’homme est capable de lui refuser son assentiment), mais aussi les différences de fond dans la réponse à l’hypothèse d’un Dieu trompeur. À peine évoquée, le théologien espagnol la récuse au nom de la « vraie et saine doctrine des Théologiens » selon laquelle « il répugne à la bonté de Dieu de mentir » ; Descartes, au contraire, loin de l’écarter définitivement, prend à nouveau appui sur l’argument de la tromperie divine pour radicaliser le doute métaphysique au début de la Méditation troisième.

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Professeure Marie GARRAU

     Politiques de la vulnérabilité.

En une vingtaine d’années, la notion de vulnérabilité est devenue omniprésente dans le débat public. On ne compte plus les références aux groupes, populations ou personnes dites « vulnérables ». Mais en quoi consiste exactement cette vulnérabilité ? Quelles en sont les implications morales et politiques ?
La notion exige de naviguer entre plusieurs écueils. Il faut reconnaître que la vulnérabilité constitue une structure d’existence commune, universellement partagée, sans omettre toutefois de prendre en compte ses variations différentielles et sa distribution inégalitaire. Aussi convient-il de l’appréhender à partir d’une double perspective, philosophique et sociologique. Il est alors possible de définir une politique visant la reconnaissance de notre fragilité commune et la lutte contre les processus sociaux qui induisent son intensification : la vulnérabilité témoigne tout autant de notre responsabilité pour ce monde que du pouvoir que nous avons de le transformer.

Prix des Rencontres philosophiques de Monaco (2019)

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Professeur Pierre GUENANCIA

Professeur émérite de philosophie spécialisé en histoire de la philosophie moderne,

 Université de Bourgogne.

     Descartes et l'ordre politique.

Une idée voudrait aujourd'hui dominer : que les hommes, c'est-à-dire des individus, sont d'abord les membres d'un tout – État, parti, nation, ethnie, peuple, communauté religieuse. Mais, soutient Descartes, un individu n'appartient à personne. Les déterminations qu'il reçoit de l'extérieur – sa race, sa nation, sa religion –, pour importantes qu'elles soient, ne tracent pas un cadre dans lequel il doit nécessairement s'inscrire. À chacun revient la liberté primordiale de s'inclure dans une communauté ou dans un tout, ou de s'en séparer.
Critique des faux dévots, bigots et superstitieux, Descartes, qui voit dans le mélange de la politique et de la religion l'essence de la terreur, réfute d'abord toute division des hommes entre deux catégories (fidèles/infidèles ; amis/ennemis ; citoyens/étrangers). Ensuite, il soutient l'idée qu'un individu peut valoir plus que le reste de sa ville et que c'est à lui de le déterminer : «Et si un homme vaut plus, lui seul, que tout le reste de sa ville, il n'aurait pas raison de se vouloir perdre pour la sauver.»
Ces deux points d'appui, inséparables et sur lesquels bâtir une politique cartésienne, nous rappellent que c'est le jugement de chacun et non la règle, la consigne, le commandement, qui remplit l'office de la raison dans le domaine des choses humaines, dans le cours des actions et des événements. Serait-ce l'actualité de Descartes?

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Professeure Blandine KRIEGEL

Professeur émérite des universités, philosophe,

 Conseillère du Président de la République (2002-2006) et Présidente du Haut Conseil à l’Intégration. Blandine Kriegel a remis à l'honneur la notion d'Etat de droit dans son premier ouvrage, l'Etat et les esclaves, Paris, Calmann Levy, 1979. .

     Spinoza, l’autre voie.

Longtemps, Spinoza a été considéré comme marginal, archaïque, et même « médiéval ». Sa philosophie est, en effet, étrangère à la voie moderne principale portée par Descartes, Kant, Hegel, celle de la philosophie du sujet et de l’esprit qui a exalté le « je pense » et valorisé la volonté. Un sujet bientôt élargi à des identités collectives et démiurgiques – le peuple, la classe, quelquefois la race – pour promouvoir avec la volonté de puissance « le maître et possesseur de la nature ».
Ce n’est pas d’aujourd’hui que ce parcours subjectiviste, qui aboutit à « Dieu est mort » et à une vie humaine « par-delà le bien et le mal », a suscité dans la montée du nihilisme la crise de la modernité.
Mais maintenant, astrophysiciens, psychanalystes et neurophysiologistes, précédant ou accompagnant les philosophes en France et dans le monde, ainsi que la jeune génération, se sont mis à lire Spinoza. Et si, à côté du logiciel classique d’analyse de la modernité, sa philosophie dessinait une autre voie, plus juste, plus actuelle, plus proche de nos interrogations? Quelle est donc cette philosophie? Que nous apprend-elle sur la démocratie, la puissance de l’homme et de la nature? À travers sa formation et sa biographie, sa philosophie politique, sa conception de Dieu, de la nature humaine et de ses affects, des chemins de la servitude et de la liberté, et sa conception de la nature, c’est cette autre voie alternative que dégage ici Blandine Kriegel.

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Professeur Johanna LENNE-CORNUEZ

Maîtresse de conférences en Philosophie morale et éthique appliquée,

Faculté de Philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3/IRPhiL.

    Raison publique | Troubles dans la définition juridique du viol. Retour sur les différents modèles en débat

Comment qualifier juridiquement le viol ? Pour tenter de répondre à cette question, Johanna Lenne-Cornuez passe en revue et discute différentes approches pivotant autour de la notion de consentement.

Comment définir le viol dans le droit ? L’enjeu principal d’une telle définition juridique est de délimiter la frontière entre le viol et le rapport sexuel, de façon à faire tomber sous le coup de la loi un ensemble de faits qu’il s’agit de criminaliser. La réforme législative est souvent avancée comme un moyen de lutter contre un constat répandu d’impunité, en fournissant aux institutions pénales un instrument efficace d’appréhension de la réalité sociale endémique des viols et de reconnaissance des victimes. Sans être érigées en panacée ou en solution unique, les tentatives juridiques et philosophiques de redéfinition légale du viol ont pour but d’en redimensionner la compréhension, afin de ne plus laisser dans l’ombre de nombreux actes qui, sans correspondre à l’image stéréotypée du viol accompagné d’une grande brutalité et d’une forte résistance, exigent d’être qualifiés comme tels, et de ne plus dissuader les victimes de porter plainte, quand bien même celles-ci ne s’identifieraient pas à la « victime parfaite ».

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Me Théophile José MENDY

Avocat, Docteur en droit - Paris-Panthéon-Assas université.

     Le notariat sénégalais.

Avec plus de 15 millions d'habitants, le Sénégal est un pays en voie de développement. Les problèmes posés par son développement comptent parmi les plus dramatiques auxquels les dirigeants du pays sont confrontés. Ces derniers, ont les responsabilités de mesurer les conséquences des actions des décideurs économiques et juridiques. Pour asseoir ce développement, le gouvernement doit compter sur toutes les forces vives de la nation.

L'implication des acteurs du secteur privé est aussi déterminante que celle du secteur public. Pour cela le notaire qui est à la fois un officier public et un professionnel libéral a un rôle majeur à jouer. Le notariat sénégalais est organisé par le décret n°79-1029 du 05 novembre 1979, modifié par les décrets n°81-845 du 20 août 1981 et n°89-035 du 9 janvier 1989 ; lesquels décrets sont successivement révisés par ceux n° 2002-1032 du 15 octobre 2002 et n° 2009 -328 du 08 avril 2009. Cette profession libérale qui connaît une évolution certaine, a besoin d'une véritable recherche synthétique sur l'expérience des notaires sénégalais. Ce projet a deux objectifs majeurs : d'une part, il s’agira d’étudier la nature juridique du statut dualiste du notaire, à la fois officier public et professionnel libéral. D'autre part, d'analyser les modalités pratiques tant dans l'exercice que l'objet de l'utilité du notaire sénégalais.

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Mathilde MOREAU

Phd stud Public law - Paris-Panthéon-Assas université.

    Le dialogue entre France et Suisse en droit constitutionnel

On admet classiquement la richesse du dialogue entretenu par la France et la Suisse dans le domaine constitutionnel. Peut-être moins vivant à l'époque contemporaine, malgré la fascination exercée sur la première par certaines procédures de démocratie semi-directe développées dans la seconde, ou l'intérêt général suscité par les questions intéressant le fédéralisme, ce dialogue ancien a connu des moments d'une particulière intensité, retentissant non seulement sur les institutions positives ou bien sur le débat public constitutionnel, mais encore sur les montages français ou suisse de la doctrine générale de l'Etat.

Dès le XVIe siècle, Genève devient le centre de la culture juridique française. Son Académie fait jaillir les quelques chefs-d'oeuvre du constitutionnalisme, entre autres, la Francogallia de François Hotman et l'Antimachiavel d'Innocent Gentillet. Au XVIIIe siècle, le dialogue entre la France et la Suisse s'intensifie et se renouvelle. Il ne se cantonne plus seulement au rigorisme moral du Calvinisme, mais s'ouvre désormais aux nouveautés introduites par la philosophie des Lumières et l'Ecole du droit naturel. Les constituants français et suisses se sont efforcés, dans une certaine mesure, de traduire les principes politiques des plus grands penseurs des XVIIIe et XIXe siècles : Rousseau, Vattel, Burlamaqui, ou encore Constant et Mme de Staël ont constamment été invoqués dans les débats constitutionnels.

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Dr. Aurore MREJEN

Docteure en Philosophie, Chercheuse au LCSP- Paris Diderot, chargée de cours à Paris Diderot

    La réhabilitation de la figure de l’homme chez Hannah Arendt et Emmanuel Lévinas

Victimes et bourreaux témoignent de la double dégradation, anthropologique et morale, subie par la figure de l’homme à Auschwitz. Hannah Arendt et Emmanuel Lévinas, tous deux Juifs et nés en 1906, ont tenté de retrouver le sens de la dignité humaine après la Shoah. Partageant la même admiration embarrassée pour la pensée de Martin Heidegger, dont ils ont suivi l’enseignement, ils s’engagent dans des voies philosophiques très différentes. Alors qu’Arendt met en avant l’espace politique comme lieu d’expression de la pluralité et de reconnaissance publique des différences individuelles, Lévinas fait de l’éthique la « philosophie première » et situe le proprement humain dans la responsabilité infinie pour autrui. Là où Arendt insiste sur l’importance de la pensée et du jugement dans la recherche des normes morales, Lévinas soutient que la lutte contre le mal est indissociable de la réponse à l’appel du Bien.Deux axes problématiques guident, dans ce travail, la confrontation entre les deux philosophes : l’articulation entre universalité et diversité d’une part ; le lien entre éthique et politique d’autre part. L’enjeu étant l’organisation d’un monde commun pour l’expression et la préservation de la dignité humaine.

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Dr. Martin PAVELKA

Pédopsychiatre, Secteur 91-I-05, EPS B. Durand, Étampes ; membre : API, WAIMH-Fr, RIAFET, Collectif des 39 – Groupe enfance, Université Paris-Descartes, 

    PSYCHIATRIE DE L'ENFANT-A propos des 'Troubles du neuro-développement'. Le retour du brain defect

La catégorie diagnostique 'Troubles du neuro-développement' va prochainement entrer dans la CIM-11. D’où vient-elle, que signifie-t-elle, quelle est son intention et quels effets directs et collatéraux son existence provoque-t-elle ? Les réflexions partent de la définition du développement neural et ses liens avec la psychopathologie. La justification sémantique de cette catégorie est questionnée et la justification scientifique est discutée en lien avec le niveau acquis des connaissances. L’accent mis sur le substrat neuronal des phénomènes psychiques et psychopathologiques a son histoire, avec une compréhension plus ou moins complexe des liens réciproques et des chemins plus ou moins 'indépendants' des recherches dans ces deux domaines épistémiques. Le contexte grâce auquel les 'troubles du neuro-développement' sont devenus une catégorie diagnostique est questionné, la réponse passant par la réflexion sur les conséquences des luttes des 'chapelles' scientifiques, mais aussi par les problématiques économiques, politiques et de marketing. Cela permet de formuler le contexte noétique et sociotechnique de la gestation d’une vision appauvrissante de l’homme et de l’enfant.

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Professeur André-Charles PUMA

Professeur de Philosophie du droit - Association philotechnique de Paris, 

Docteur en droit, Paris-Panthéon-Assas université -Institut Michel Villey (EA 3128) 

   La Théorie de l'incomplétude normative et textuelle: une contreculture de la juridicité continentale contemporaine.

Notre Théorie de l'incomplétude normative et textuelle est une Théorie critique du système juridictionnel continental, qui participe d’une position doctrinale selon laquelle l’état préjudiciable et endémique d’incomplétude, qui caractérise le droit continental contemporain, est volontairement et artificiellement maintenu depuis des siècles en dépit des règles fondamentales qui le sous-tendent, des effets préjudiciables qui en résultent et des alternatives disponibles.(définitions & concepts p.12) - https://assocherpa.wixsite.com/website/about-7

    Éloge de l'inhumanité juridictionnelle. Théorie de l'incomplétude normative

Communément, le terme « humanité » définit le caractère de ce qui est (ou de celui qui est) humain et plus généralement les caractères spécifiques à la nature humaine alors que paradoxalement, le qualificatif "inhumain" ne s'applique qu'à l'homme...

Il nous faut donc reconnaître que l'inhumain est une catégorie de l'humain et que parler d'inhumanité en terme de part d'animalité de l'homme, c’est faire un contre-sens. ​Dès lors, sur quel fondement qualifier « d’humaine ou d’inhumaine » une décision de justice et quelle conclusion tirer de cette classification ? ​Partant de cette dernière interrogation, cette étude en trois parties, vient en prolongement de notre précédente recherche (les causes de l’incomplétude normative et textuelle, sa portée juridictionnelle et ses autres conséquences en droit continental français contemporain) à l'issue de laquelle nous avions posé les éléments constitutifs de la Théorie de l'incomplétude normative. 

 André-Charles Puma | Université Paris II - Paris-Panthéon-Assas - Academia.edu 

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Professeur Charles RAMOND

Professeur de philosophie des sciences et épistémologie de la culture, Classe exceptionnelle, Université Paris 8 | Département de philosophie.

     Spinoza et la Pensée Moderne

Les études rassemblées ici portent, chez Spinoza comme dans l'ensemble de la pensée moderne (Descartes, Pascal, Hobbes, Leibniz), sur la nature exacte de la qualité: comment atteindre la qualité objective, autrement dit, comment atteindre la certitude et la rationalité ? Charles Ramon montre à quel point l'objectivité s'est toujours dérobée aux philosophes de l'âge classique, lorsqu'elle a fait l'objet de recherches directes. On reconnaîtra donc là, négativement et positivement, l'illustration multiple d'une seule thèse, valable pour la philosophie comme pour son histoire: autant d'impossibles constatations, autant de nécessaires constitutions de l'objectivité.

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Maître de conférences H.D.R., agrégé de philosophie (ENM St Cloud)

Université Panthéon-Sorbonne, UFR de philosophie.

     Spinoza, une pensée par-delà bien et mal ?

Deleuze a vu en Spinoza le défenseur d’un « amoralisme rationaliste ». En précurseur de Nietzsche, il aurait proposé une éthique « par-delà bien et mal », bâtie sur la critique radicale de ces notions en tant qu’elles sont issues des préjugés et de l’imagination. Spinoza admet pourtant qu’il est impossible de faire l’économie de ces concepts moraux dans le projet d’émancipation de l’homme qu’il vise, à condition de les redéfinir par la raison. Comment comprendre cette réhabilitation ? Est-elle seulement transitoire, valable le temps qu’il faut à l’homme pour se libérer de la domination des affects et de la tyrannie de l’opinion ? Bien et mal deviendraient-ils des concepts définitivement caducs une fois atteinte la véritable liberté ? En traversant l’ensemble du corpus spinozien, l’ouvrage a pour but de montrer que la question du bien et du mal est au coeur de la pensée du philosophe hollandais, qui l’aborde dans ses aspects métaphysiques, théologiques aussi bien qu’anthropologiques, sans en oublier les implications politiques.

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Enseignant-chercheur (assimilé MCF), Université catholique de Lille / FLSH.

H.D.R. en science politique à l’Université Paris-Panthéon-Assas. Docteur en Philosophie, 

     Machiavel, une biographie : l'apport intellectuel de sa correspondance avant septembre 1512

Le corpus des écrits de Machiavel et de ses correspondants depuis son entrée dans la Chancellerie florentine en 1498 jusqu’à septembre 1512 jette une lumière inédite sur la vie et le travail du Secrétaire et permet de comprendre l’ensemble de son œuvre de manière nouvelle. En « homme nouveau » de son époque, Machiavel tente de promouvoir et de mettre en œuvre un programme. Par ses lettres comme ses rapports, il tente de convaincre ses contemporains. Il forme ainsi un art de la communication novateur, que permet l’espace politique de la République florentine. La thèse dégage les caractéristiques de cet art, avant d’en analyser la pertinence philosophique. Machiavel refuse la philosophie théorique de son époque pour mieux s’engager dans l’action et par là devenir le fondateur de la philosophie politique moderne. Il est un homme de parole, d’écriture et d’action pour qui l’action passe par l’écriture et la parole. La capacité de la raison à appréhender le réel politique à travers des concepts figés est remise en cause. Pour Machiavel, la réalité féconde de la politique se manifeste à travers des tensions qu’il convient de décrire sans les figer par le langage. Il invente ainsi une méthode d’écriture et de pensée qui vise le salut de sa patrie communale via l’unité italienne. La thèse, fondée sur un corpus d’avant 1512, permet l’interprétation des textes ultérieurs en faisant du Prince et des Discours, par exemple, des déclinaisons de ce programme en fonction de leurs interlocuteurs. Machiavel n’est pas alors un philosophe, mais un acteur politique qui tente, par le truchement de l’écrit, malgré l’exil et la disgrâce, de sauver sa patrie du désastre imminent qu’il pressent.

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Professeur Johan SAÏD

Professeur de lettres modernes, Phd stud Institut M. Villey (EA 3128) - Paris-Panthéon-Assas université.

      La liberté négative et la liberté positive : la postérité d'Isaiah Berlin

La distinction d'Isaiah Berlin entre la liberté négative et la liberté positive a marqué de son empreinte la philosophie politique. A.Swift et Q.Skinner considèrent à ce titre l'essai «Two concepts of liberty» comme étant le plus important de la philosophie politique anglo-saxonne. Pourtant, la forme duale de la liberté politique, telle que décrite par le penseur russe, a suscité de nombreux débats. Tout d'abord, on a reproché à la liberté négative de ne pas être une liberté politique dans la mesure où elle entraîne inévitablement, selon H.Arendt, un désenchantement politique. Au surplus, la zone de non ingérence est délicate à délimiter.

La liberté positive ne serait pas pour C.B.Macpherson une véritable liberté politique car elle a eu des répercussions dramatiques dans l'histoire. Des difficultés résultent aussi à la dichotomie entre les contenus négatif et positif de la liberté. G.MacCallum insiste sur l'idée suivant laquelle il ressortirait un contenu négatif dans la liberté positive et un contenu positif dans la liberté négative. Ainsi, F.Hudon soutient que dans la pensée éminemment négative de J.Locke se trouve un germe positif.

A contrario, E.Nelson remarque que les philosophes hégéliens empruntent le paradigme de la liberté positive tout en revendiquant la nécessité dite négative d'absence d'entraves. Enfin, la pensée de Berlin pourrait être fragilisée par l'émergence progressive d'une troisième forme de liberté. Il s'agirait d'une liberté médiane, au-delà du négatif et du positif. Assistons-nous à un tournant dans la façon de concevoir la liberté politique ?

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Professeur de droit public, Responsable du D.U. Philosophie et théorie du droit - Univ. de Montpellier

    Faut-il abandonner le pouvoir aux savants ? La tentation de l'épistocratie

L'épistocratie est un mode de gouvernement qui confie le pouvoir aux détenteurs du savoir et défie la ligne de séparation qu'avait tracée Max Weber entre le savant et le politique. D'un usage assez rare, le mot renvoie à un idéal platonicien qui repose sur l'idée qu'en confiant le pouvoir à tous, savants comme ignorants, la démocratie nous exposerait au risque d'être gouvernés par de mauvaises décisions. La démocratie serait un danger, l'épistocratie une assurance. L'idéal épistocratique fait aujourd'hui son chemin depuis qu'à la faveur de la globalisation du droit, de l'épuisement des grands récits idéologiques et de la technicisation des enjeux à laquelle est confrontée la société, le pouvoir politique prend de plus en plus appui, avant de prendre ses décisions, sur l'éclairage scientifique des experts. De là à abolir le suffrage universel, à instaurer un suffrage capacitaire ou à confier un vote plural aux diplômés, il n'y a qu'un pas qui n'a, néanmoins, encore jamais été franchi. Pourtant, certaines tendances épistocratiques se font jour, dans nos démocraties libérales, au risque de contribuer, au nom d'un rationalisme confinant au dogmatisme, à l'effacement du politique et à la montée des populismes. (4e de couverture)

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Dr. Arthur GUEZENGAR

Docteur en philosophie - Ch.Ens. Université Grenoble Alpes

     Hannah Arendt et la rupture totalitaire.

La pensée arendtienne est marquée par deux thèses fortes : l'idée selon laquelle l'homme est conditionné par le milieu dans lequel il se trouve pris et qu'il contribue à modifier par ses paroles et par ses actes d'une part ; et de l'autre l'idée selon laquelle le totalitarisme constitue une rupture avec le monde et la tradition politique, au point d'apparaître comme un système ontologiquement hostile à la condition humaine. Or la cohabitation de ces deux thèses ne va pas de soi. Hannah Arendt fait de l'activité politique un mode d'être spécifique de l'existence humaine, fondée sur la liberté d'agir, pour finalement nous décrire un système politique où cette dimension a perdu tout son sens.

En mettant en perspective ces deux dimensions, cette thèse cherche dès lors à résoudre ce paradoxe d'un régime politique capable de rompre avec tout ce qui constitue l'action politique. En procédant à une remontée méthodologique des textes arendtiens, depuis les plus récents jusqu'à ses premiers travaux sur l'impérialisme, elle montre de plus que la conception du totalitarisme comme rupture avec la condition humaine va de pair avec une autre approche faisant du totalitarisme la continuité de processus déjà en germe dans le système colonial.

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Professeur Paul ZAWADSZKI

Professeur de sciences sociales et de philosophie politique - Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne

   Le Discours de la servitude volontaire d’un siècle à l’autre. Verticalité, horizontalité, intersubjectivité

Le Discours de la servitude volontaire, d’Étienne de La Boétie, a souvent été lu par les critiques du totalitarisme. Le renversement du regard qu’il opère est crucial pour penser nombre de phénomènes tragiques du siècle passé. Aujourd’hui, nous pensons que c’est du contraste entre : 1) la chaîne verticale de la tyrannie et ; 2) l’horizontalité de l’amitié politique que peut surgir une compréhension critique du politique pour la démocratie à construire. La première décrit un monde massifié qui fonctionne à l’instrumentalisation généralisée, sans communication ni confiance, au plus loin de l’esprit du don. La seconde trace les contours de la société politique des « tous uns » : un monde rendu humain par l’intersubjectivité, la connaissance, la reconnaissance et l’entre-connaissance.

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