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SPINOZA à ASSAS
-2026-

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Affiche Spinoza 2026

                  Samedi 14 Février 2026, 13h30 - Salle des Fêtes (centre Panthéon)

Chers amis de l'association des Chercheurs d'Assas.

          Après avoir réuni Blandine Kriegel, André-Charles Puma et Charles Ramond lors de l’édition 2020, nous accueillerons à notre prochaine édition "SPINOZA A ASSAS", Paul Rateau, maître de conférences à  la Sorbonne, pour un entretien qui aura pour thème:

"SPINOZA, LA FAUTE, LA PEINE". 

​          Pour Spinoza, la liberté est une expression de la nature. A rebours de la philosophie kantienne, notre auteur estime que l’homme ne peut pas s’affranchir de la nature. C’est la raison qui fait agir alors que nous ne décidons jamais sans un stimulus extérieur. L’être humain serait une sorte de machine qui ne fait que réagir à des influences sur lesquelles il est extérieur.

Ainsi Spinoza affirme-t-il que « les hommes de croient libres pour la seule raison qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés ». Ce sont les désirs et les passions qui influencent la raison, et non pas le contraire. L’illusion incompressible de la liberté nous ôte-t-elle de toute responsabilité ?

          Nous serions sans doute tentés de répondre oui. Un individu, dépourvu de libre arbitre, ne peut pas être tenu responsable de ses actes, puisqu’il n’a pas eu le choix d’agir autrement. Baruch Spinoza n’est pas de cet avis.

​          Nous réfléchirons à ces questions, samedi 14 février à partir de 13h30 au centre Panthéon. Les communications seront suivies de discussions et de débats.

Johan SAÏD
Organisateur des Conférences
"SPINOZA à ASSAS"

"Spinoza, la faute, la peine"

Spinoza à Assas

"Spinoza, la faute, la peine"

2026

PAUL RATEAU

L’objet de cette conférence est de montrer que le philosophe hollandais n’a jamais été partisan d’une sorte d’« amoralisme rationaliste », ni le promoteur, avant Nietzsche, d’une éthique « par-delà bien et mal », comme l’a prétendu Gilles Deleuze. Spinoza n’a pas eu l’intention de dépasser, encore moins de détruire, toute morale, mais de remplir la promesse que les morales traditionnelles ont échoué à réaliser : fournir les moyens d’atteindre la véritable félicité. Dans ce projet – qui passe par l’éradication des préjugés et la maîtrise des passions –, l’éthique ne peut, au moins pour un temps, faire l’économie des notions de bien et de mal. L’idée de la faute n’est pas non plus rejetée, même si, pas plus que le bien et le mal, elle ne doit référer à une quelconque réalité positive dans l’acte commis. La relativité de sa définition à une institution politique et juridique déterminée n’empêche pas de lui accorder un usage et une pertinence.

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